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ANIMEN est une démarche entrepreneuriale et citoyenne

qui se veut un espace où tout citoyen qui ne se résigne pas à rester spectateur de la dégradation de la nature et de la vie sauvage puisse trouver ses propres moyens d’agir, quels que soient le temps, les compétences ou les ressources financières dont il dispose.

Non pas sur le mode : « je verse mon obole à une association pour me donner bonne conscience et ensuite advienne que pourra ».

Mais sur le mode : « par mon pouvoir d’achat, par mes relations, par mes compétences, par ma participation volontaire, par mon imagination…, je participe à un processus visant à protéger la nature dont j’exige en retour d’être tenu(e) informé(e) des actions mises en place par mon soutien et d’être directement associé(e) à certains choix les concernant ».

NOUS AVONS L’AMBITION DE MOBILISER A L'HORIZON 2030 CENT MILLE
CITOYENS FRANCOPHONES ENGAGES ET ECLAIRES
pour s’impliquer activement
dans des projets de conservation de la nature
et de la vie sauvage dans le monde entier.

ANIMEN existe pour exprimer son désaccord avec une vision binaire et malsaine de la protection de la nature,

culpabilisant les uns et idéalisant les autres.

Une vision opposant le gentil écolo citadin et le crétin ou salaud d’agriculteur, de marin-pêcheur, ou encore d’élu local qui, pour créer des emplois sur son territoire, y maintenir son école et son épicerie, soutient l’installation d’une zone industrielle qui va détruire des milieux naturels en place et la vie sauvage qu’ils abritent.

Ou encore une vision simpliste vous prenant pour un imbécile et vous disant que vous devez couper l’eau du robinet quand vous vous lavez les dents pour sauver les pandas.
Ou que vous devez éteindre la lumière en sortant d’une pièce pour protéger les ours blancs.

ANIMEN existe pour inviter chacun à ne pas succomber à ces messages souvent méprisants ou infantilisants

(voire complètement débiles) véhiculés par certains prêtres de l’« écologie » ou du « développement durable » et amplifiés par les médias, qui imposent une pensée culpabilisatrice faussement argumentée là où seuls le sens de la responsabilité ou le simple bon sens ont lieu d’être.

ANIMEN existe pour partager une autre vision du monde et de la protection de la nature.

ANIMEN existe pour dire, qui ne nous soyons : naturaliste engagé(e) pour la protection de la nature, chef(fe) d’entreprise qui participe au fonctionnement de l’économie, responsable politique qui veut maintenir un tissu social vivant, citoyen(ne) quelconque qui n’est pas engagé(e) pour une cause particulière et fait seulement ce qu’il (ou elle) peut pour gagner sa vie, ou encore paysan(ne) ou marin-pêcheur qui exploite des ressources naturelles et contribue à nourrir l’humanité…

ANIMEN existe pour dire que nous appartenons tous à cette même humanité.

Avec les mêmes hauts et bas émotionnels.
Les mêmes pulsions parfois destructrices.
Les mêmes attitudes parfois égoïstes ou irresponsables.
Les mêmes souffrances face aux évènements imprévus.
Les mêmes rêves d’une vie meilleure sur lesquels ils viennent parfois se briser.

Les mêmes espoirs pour que nos proches soient heureux et en sécurité, pour que nos enfants soient meilleurs que nous, ne commettent pas les mêmes erreurs que nous avons faites, ou ne causent pas les mêmes torts que nous avons provoqués.

Car nous sommes tous humains. Avec nos forces et nos faiblesses. Avec en chacun de nous une face lumineuse et une face plus sombre. Avec un fonctionnement psychique que globalement nous partageons tous, malgré sa complexité et sa palette infinie de nuances.

ANIMEN existe pour rappeler que nous vivons tous dans le même monde.

Où nous sommes tous interconnectés. Ni dépendants ni indépendants les uns des autres. Mais tous interdépendants.

Comme nous sommes dépendants de la nature et des ressources (alimentaires, matérielles, énergétiques, mais aussi psychiques, émotionnelles, morales…) qu’elle nous apporte.

ANIMEN invite à plus d’humilité et beaucoup moins d’arrogance sur toutes les questions touchant à l’« écologie » et la protection de la nature.

A l’heure où certaines organisations ou certains leaders qui se réclament de ce mouvement se radicalisent en ouvrant la voie à un retour à une approche strictement écologique de la conservation de la nature, indifférente aux questions sociales et culturelles, et balayant ainsi une approche participative s’inscrivant dans une logique d’interconnexion nature – sociétés.

ANIMEN existe pour transmettre les points de vue des gens qu’on montre du doigt en en faisant des boucs émissaires faciles de la destruction de la nature et de la vie sauvage.

En mélangeant responsabilités individuelles et responsabilités collectives, et en attribuant des fautes collectives à des groupes humains, sur la base du jugement d’un aspect particulier et réducteur de la réalité. Plutôt que sur la connaissance d’une réalité toujours plus vaste et complexe.

L’objet d’ANIMEN n’est pas de dédouaner ceux qui détruisent la nature sciemment ou en font un trafic juteux.

Ou d’être complaisant face à l’inaction ou l’imposture de certains de nos décideurs, bien que les critiques à leur égard sont aussi parfois un peu faciles. Ni de justifier les errances d’une civilisation « moderne » qui s’est déconnectée de celle-ci.

Et encore moins de s’accommoder du système productiviste et consumériste que cette même civilisation, la nôtre, a engendré, avec toutes les dérives liées d’une part aux marchés du carbone et de la biodiversité, d’autre part à la fuite en avant technologique, avec la consommation effrénée de ressources naturelles non renouvelables de plus en plus rares.

ANIMEN ne s'inscrit pas dans l’idéologie du « faire sa part » inspirée du colibri qui apporte de l’eau au goutte-à-goutte dans la forêt pour éteindre l’incendie.

Ce ne sont pas en effet les petits gestes du quotidien dont cette interprétation détournée d’une légende amérindienne fait l’apologie qui vont sauver la nature.

Car il ne s’agit pas pour chacun de faire ce qu’il peut dans son coin, mais que collectivement le maximum soit fait selon les moyens d’agir complémentaires de chacun.

ANIMEN s'appuie sur une logique où l'action collective, désormais urgente, ne peut ainsi se limiter à la somme des actions individuelles.

Car pour être efficiente, elle doit être coordonnée, à défaut d’être concertée.

Agir seul nous éloigne de notre potentiel d'humanité, ne pouvant nous conduire qu'à devenir les ombres de nous-mêmes ou qu'à nous épuiser.

ANIMEN existe ainsi pour remettre l’humain, le bien commun, le collectif et le progrès social au cœur des préoccupations de protection de la nature et de la vie sauvage.

ANIMEN existe parce que le monde est divisé.

Mais pas entre les écolos et les non-écolos.

Pas entre ceux qui s’érigent en gardiens de la protection de la nature et ceux que ces derniers accusent de détruire.

Le monde est d’abord divisé entre ceux qui recherchent la vérité et ceux qui se contentent d’exprimer ou d’imposer une opinion jusqu’à professer des contre-vérités.

Or la vérité n’est l’apanage des écolos de même que ces derniers ne sont pas par nature libres de toute vision partiale : il n’y a pas de mauvaises vérités non-écolos et de bonnes contre-vérités écolos.

Le monde est d'autre part divisé entre ceux qui croient en l’humanité et ceux qui voient en celle-ci une plaie à éliminer pour que la nature reprenne « ses droits ».

Le monde est divisé entre ceux qui fondent leur espoir sur eux-mêmes, sur leurs semblables, et sur nos enfants pour corriger nos erreurs du passé et nos erreurs toujours actuelles, et ceux qui considèrent que « faire un enfant tue ».

Et que la disparition de l’humanité serait une bénédiction, l’apparition de cette dernière n’étant alors qu’un accident de parcours au sein du grand processus évolutif cosmique.

ANIMEN existe pour dénoncer l’hypocrisie de nombreux discours sur l’écologie,

en oubliant que celle-ci est d’abord une science et pas une foire d’opinions ou de contre-vérités scientifiques.

Une science trop souvent instrumentalisée pour servir des idéologies et justifier des partis pris, en y prenant seulement ce que certains veulent trouver pour confirmer leurs croyances ou leurs jugements de valeur.

ANIMEN s’oppose ainsi fermement aux attitudes drapées de l’auréole de la protection de la nature qui consistent à déformer la réalité et instrumentaliser la connaissance en camouflant des penchants revanchards et de domination d’un groupe social particulier désigné comme responsable de tous les maux.

ANIMEN existe pour remettre certaines pendules à l’heure, et à leur place certains « penseurs » autorisés d’une écologie à la petite semaine et autres donneurs de leçons.

ANIMEN est à contre-courant de ces moralistes et son éthique est d’apprendre des autres, de ceux en qui nous différons, pour rechercher des points de convergence des valeurs et non pas pour leur dicter ce qu’ils doivent faire.

ANIMEN existe pour que la défense des valeurs humaines universelles soit au cœur de la protection de la nature.

ANIMEN existe pour dire que la protection de la nature est l’affaire de tous et de chacun,

et qu’elle n’est pas réservée à une élite sachante parée de vertus virginales.

C’est un pari sur l’extraordinaire capacité d’imagination et d’adaptation de l’être humain pour trouver les réponses aux immenses défis sociaux et environnementaux de notre siècle.

ANIMEN existe pour dire que l’action collective est possible, qu’elle doit être forte, et qu’on peut l’organiser si chacun accepte de regarder l’autre avec bienveillance et respect.

Dans une vision du monde partagée, basée sur l’entraide, la confiance et le co-engagement, à l’opposé des discours apocalyptiques et anxiogènes.

Qui, d’un côté, amènent de la colère et conduisent à renforcer une logique sans fin de combat. Ou de l’autre poussent à l’apathie, au refuge dans l’indifférence, et à une démobilisation générale.

La finalité d'ANIMEN n'est pas de se battre.

Mais comme en aïkido d’arrêter de se battre, selon des principes de non-violence et de respect de l’intégrité de l’autre, en privilégiant l’objectif de « désarmement » volontaire de ce dernier.

En cherchant à être relié (aux autres, à la nature…) au lieu de conforter son petit « moi ».

Car se battre contre tous ceux que l’on accuse, à tort ou à raison, de détruire la nature, est un combat perdu d’avance.

Comme celui du pot de terre contre le pot de fer.

Et qui produit le plus souvent, à court ou à plus long terme, l’effet exactement inverse de celui initialement recherché : en renforçant la tension entre les protagonistes et l’opposition de celui qu’on voit comme un adversaire au lieu de le voir, comme en aïkido, comme un partenaire.

Pour ANIMEN, ne pas se battre ne signifie pas ne rien faire. Et s'il faut néanmoins, à contre-coeur,  « se battre »  , il convient de bien choisir ses  «  combats »   et l'attitude à adopter.

Sans confondre la réalité des problèmes écologiques, immenses, et les discours idéologiques qui les remplacent.

Se battre à partir d'un calme intérieur, dans une interaction créatrice, et non à partir de la peur ou de la colère, pour ne pas transmettre une énergie négative à l'adversaire et éviter de s'en faire un ennemi, OUI, et sans faire preuve de complaisance.

Combattre l'humanité en niant la place de l'humain dans la nature et se battre en conséquence dans le ressentiment, l'agression et le jugement, NON... pas plus que combattre une partie de cette humanité au nom d'une hiérarchie sociale séparant des gentils imprégnés d'une écologie souvent fantasmée et des méchants vus comme tels par ces derniers car ne pensant pas comme eux.

Mais combattre l'idéologie de ceux qui, en se réclamant de celle-ci, entraînent la protection de la nature dans la fosse du ressentiment et de l'exacerbation des conflits, OUI.

ANIMEN existe, surtout, pour donner des pistes d’actions.

Selon ces principes de respect d’autrui et de transmutation de l’agressivité pour qu’elle ne bascule pas dans l'agressivité la violence.

De même que chacun n'a plus de temps à perdre à gaspiller son énergie à critiquer les autres ou a se laisser envahir par la fange anxiogène médiatique.

Car il y a de multiples façons d’agir. Sans nuire et sans renforcer les multiples fractures éducatives, culturelles et sociales existantes.

ANIMEN vous aide à trouver la vôtre.

ANIMEN existe pour tout cela.

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