A propos

Bonjour.

Je suis Didier Moreau, le contre-expert nature, fondateur d’ANIMEN et créateur de l’Ecole des Intelligences Relationnelles Ecologiques et Sociales.

Pourquoi « contre-expert nature » ? 

Sans doute d’abord parce que je ne me suis jamais senti à l’aise dans le qualificatif d’ « expert » que mon parcours professionnel de plus de 30 ans dans la protection de la nature me confère dans tout ce que j’ai pu faire jusqu’à ce jour dans ce domaine :

des inventaires de faune et de flore, des études et cartographies écologiques, la définition et mise en œuvre d’actions sur le terrain (en particulier dans différents organismes gestionnaires d’espaces naturels protégés) pour protéger ou restaurer des milieux naturels, la contribution à des stratégies nationales ou internationales de protection d’espèces menacées (en particulier dans une des plus grosses organisations non-gouvernementales de protection de la nature), le conseil à des entreprises (grosses ou petites) ou secteurs professionnels pour les accompagner vers la « durabilité »…  

Que veut dire être « expert » dans tous ces domaines d’activité ? On attribue généralement le qualificatif d’expert à quelqu’un censé non seulement maîtriser la connaissance d'un domaine particulier mais aussi dont l’expérience est reconnue, en particulier par ses pairs, c’est-à-dire par les gens du même domaine.

Mais d’une part, comment pourrait-on maîtriser la connaissance dans des domaines aussi vastes que ceux auxquels s’attelle l’écologie (je parle ici de la science de ce nom), à plus forte raison lorsque cette science est en permanence confrontée, lorsqu’on l’applique à la protection de la nature, aux interactions entre la nature et la société ?

Car cette confrontation, permanente lorsqu’il s’agit de savoir quoi et comment faire pour protéger la nature, souligne deux croyances très fortes qui servent de terreau à beaucoup de gens qui se réclament de l’ « écologie » : la croyance en l’objectivité de la connaissance (et donc du savoir d’expert), et celle de la neutralité de la science (et par conséquent de l’expertise qui s’appuie normalement sur la science[1]).

Or, l’écologie n’est pas une science exacte, et la protection de la nature s’appuie au moins autant, sinon plus, sur les sciences sociales et politiques (qui sont loin d’être neutres) que sur les sciences naturelles. Pourquoi ? Parce que la protection de la nature est avant tout une question de définition et d’interrogation des rapports entre la nature et la société, et donc une question de choix de société. 

Car cette confrontation, permanente lorsqu’il s’agit de savoir quoi et comment faire pour protéger la nature, souligne deux croyances très fortes qui servent de terreau à beaucoup de gens qui se réclament de l’ « écologie » : la croyance en l’objectivité de la connaissance (et donc du savoir d’expert), et celle de la neutralité de la science (et par conséquent de l’expertise qui s’appuie normalement sur la science[1]).

Or, l’écologie n’est pas une science exacte, et la protection de la nature s’appuie au moins autant, sinon plus, sur les sciences sociales et politiques (qui sont loin d’être neutres) que sur les sciences naturelles. Pourquoi ? Parce que la protection de la nature est avant tout une question de définition et d’interrogation des rapports entre la nature et la société, et donc une question de choix de société.

Si se qualifier d’expert dans ce domaine est par conséquent un leurre, sinon une tromperie, qu’en est-il de « contre-expert » ? Un contre-expert est une personne qui vérifie, et parfois remet en cause, l’expertise de l’expert (pensez par exemple aux contre-expertises demandées par les tribunaux lorsqu’on doute justement des causes d’un litige, voire d’un crime). Dans ce cas, que peut valoir une expertise si elle s’avère fausse pour un contre-expert ? Et qui contredira le contre-expert ?!

Je m’amuse donc tout autant du qualificatif d’expert que de celui de contre-expert, car l’un comme l’autre n’a pas valeur de vérité. Mais par esprit critique (et non par esprit de contradiction), car ne sachant pas à l’avance où se situe la vérité, je préfère la posture du contre-expert parce que justement, s’il est honnête, il interroge la vérité.

Or, de nombreux prétendus experts (en général ceux qu’on voit dans les médias, plus rarement ceux qui font un vrai travail d’expertise, approfondi mais plus discret) ne retiennent souvent de la science écologique que ce qui les arrangent. 

Ou bien se servent des controverses ou des lacunes scientifiques dans ce domaine comme prétextes à formuler des avis qui en réalité ne reflètent que leur propre idéologie : pour mieux désigner ceux qui, pour eux, sont responsables de la destruction des milieux naturels et de l’érosion généralisée de la biodiversité. 

Ou bien se servent des controverses ou des lacunes scientifiques dans ce domaine comme prétextes à formuler des avis qui en réalité ne reflètent que leur propre idéologie : pour mieux désigner ceux qui, pour eux, sont responsables de la destruction des milieux naturels et de l’érosion généralisée de la biodiversité.

Et bien sûr sans se remettre en cause eux-mêmes dans leurs rapports non seulement à la nature mais aussi et surtout aux autres acteurs de la société.

Ainsi, à ces experts de l’ « écologie de la rancœur et l’amertume » (« il n’y aura plus de poissons dans les océans dans 30 ans » et autres pronostics de la pseudo-science qu’est la collapsologie qui nous invite - sans rire - à nous préparer à vivre une « fin du monde heureuse »), je préfère la posture du contre-expert de l’  « écologie de l’enthousiasme et la passion » misant sur l’intelligence collective et l’intelligence de chacun pour refonder nos rapports à la nature, réorganiser nos sociétés pour les rendre respectueuses de celle-ci, et conjurer ce mauvais sort d’un désastre annoncé.

Car il est cynique et malhonnête de vouloir clouer au pilori les agriculteurs qui utilisent des pesticides et qui sont les premières victimes des cancers que leur exposition à longueur d’années provoque, les marins pêcheurs qui gagnent leur vie à risquer de la perdre à chaque sortie en mer pour, avec les premiers, nourrir l’humanité, l’entreprise qui exploite une carrière et extrait des granulats de la nature pour fournir les matériaux qui servent à construire les fondations de votre maison….

Ou encore le braconnier au fond de la savane africaine qui est le plus souvent la première victime du système mafieux qui le fait vivre, parce qu’il doit nourrir tout simplement sa famille, parfois déplacée par la guerre ou une famine…

A l’expert (ou plutôt le pseudo-expert à qui le micro est tendu par les médias dominants) qui, souvent, impose son prétendu savoir, parfois jusqu’à l’arrogance, je préfère l’humilité du contre-expert, qui porte un regard critique et distancié sur l’ « expertise » du premier, pour interroger l’intelligence de celles et ceux qui l’écoutent, au lieu de les prendre pour des imbéciles ou les manipuler à ses propres fins. 

Dans les articles de blog que vous allez découvrir, ou au sein de l’Ecole des Intelligences Relationnelles Ecologiques et Sociales, il ne vous est jamais demandé de prendre ce qui est dit pour du pain béni.

J’ai créé ANIMEN pour interroger les croyances de chacun, vous inviter à réfléchir, mais certainement pas à me croire. 

Dans les articles de blog que vous allez découvrir, ou au sein de l’Ecole des Intelligences Relationnelles Ecologiques et Sociales, il ne vous est jamais demandé de prendre ce qui est dit pour du pain béni.

J’ai créé ANIMEN pour interroger les croyances de chacun, vous inviter à réfléchir, mais certainement pas à me croire.

Ne croyez rien de ce que vous découvrirez ici ! Ayez simplement la curiosité et l’ouverture d’esprit pour écouter une autre musique que celle qui est trop souvent distillée par les médias, et malheureusement à travers eux, par des organisations ou des leaders, parfois autoproclamés, de la « défense » de la nature et de la vie sauvage.

Qui que vous soyez, vous êtes intelligent(e), comme l’est le marin pêcheur, l’exploitant d’une carrière ou le paysan, et mon propos n’est rien d’autre que de faire se rencontrer les intelligences de chacun pour participer ensemble à la construction d’un monde respectueux de la nature au lieu d’élever les uns contre les autres.

Ma très modeste « expertise », ou « contre-expertise », comme vous voulez au fond car l’une comme l’autre est empreinte de subjectivité liée à mon parcours personnel et mon propre regard sur le monde, je vous propose de vous la faire partager pour que vous puissiez réfléchir par vous-même et vous réapproprier la protection de la nature au lieu de la laisser aux seuls technocrates et donneurs faciles de leçons.

Pour que vous puissiez affirmer votre volonté d’agir en étant animé(e) par l’enthousiasme et la passion, et que ceux-ci soit contagieux.

Ce projet est l’aboutissement d’une très longue réflexion et de très nombreuses nuits d’insomnie pour savoir comment chacun peut agir pour la protection de la nature.

A vous de jouer maintenant. ANIMEN vous accompagne…



[1] Le philosophe Pascal Acot l’explique très bien dans sa « 

critique terminale de l’expertise scientifique ».

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